Tumata Robinson a grandi avec ses trois sœurs dans le domaine paisible et protégé d’Ofaipapa, à Tahiti, entourée de servantes et de préceptrices, mais sans sa mère Philomène, décédée très jeune d’une tumeur au cerveau… C’est en tout cas ce que lui a toujours raconté William Albert Robinson, dit Robbie, son père adoré, l’un des premiers navigateurs à avoir fait le tour du monde à la voile à la fin des années 1920.

Après la mort de Robbie, en 1988, Tumata décide de percer le mystère qui entoure les circonstances de la disparition de sa mère, car elle sent que son père lui a caché la vérité. En remontant le passé, elle découvre que cet homme charismatique et brillant, qui a reçu les honneurs de la Maison Blanche, ami de Marlon Brando, et surtout infiniment respecté à Tahiti pour avoir financé un institut de recherches sur la filariose, ce père tant admiré était aussi un collectionneur de jolies femmes : ainsi Florence, une richissime héritière de Boston, qu’il a épousée et avec laquelle il a eu un fils, ou la volcanique Sally, une artiste peintre américaine, sans oublier les superbes vahinés qui défilaient à Ofaipapa.

Au fil de ses recherches, en interrogeant les personnes qui ont connu ses parents, Tumata découvre que sa mère était une servante courageuse et dévouée au service du navigateur, qui lui donnera trois filles avant de disparaître tragiquement à l’âge de vingt-six ans dans ce qui a été le dernier bagne de Tahiti, transformé en hôpital psychiatrique…
Une quête émouvante, mais aussi une plongée poétique dans le Tahiti riche et coloré de W. Somerset Maugham, loin des clichés exotiques.

ROBINSON Tumata

Née en 1954, Tumata Robinson est l’une des filles du navigateur américain de renom, William Albert Robinson, et d’une mère sino-tahitienne, Philomène.

Passionnée de danse et d’arts traditionnels, elle fonde sa première troupe de danse à 18 ans, rassemblant autour d’elle des danseurs exceptionnels et des musiciens hors pair. Personnalité charismatique renommée dans le milieu culturel polynésien, elle a d’abord mis en lumière ce conte sous la forme d’un spectacle de danse traditionnelle avec sa troupe Tahiti Ora fondée en 2008, présenté lors du Heiva i Tahiti 2011.

La réussite de sa troupe et la recherche dans le scénario lui valent plusieurs récompenses du jury, notamment le prix Hura Tau, qui récompense le meilleur groupe professionnel de Tahiti. Une réussite légitime, malgré 27 ans d’absence du ballet de danse Tahiti Ora au Heiva I Tahiti, qui a su s’imposer de par sa technique, sa créativité et la qualité hautement recherchée des costumes, créés manuellement par Tumata Robinson.

Le ballet s’est ensuite produit à l’international, notamment au Japon et lors d’une tournée en métropole dans une dizaine de villes, dont le Casino de Paris.

 
Pour ceux qui vivent en Polynésie : Cet ouvrage est, en principe, disponible dans Les librairies de Polynésie et dans certaines grandes surfaces.